Joël Williams : The Ivorian Golden Boy !

L’histoire a commencé il y a deux ans, par une affiche du réseau Moov que j’ai aperçu à la place de l’étoile rouge chez moi, à Cotonou… Sur l’affiche, il avait une tête peu commune, un savant mélange d’insolence et de charisme.  J’ai décidé de traquer ce spécimen rare. Il fallait que je sache de quelle planète il venait. Les réseaux sociaux étant mon dada, je me suis retrouvée sur son Instagram, puis sur son compte Facebook. J’ai compris qu’il était ivoirien, qu’il habitait à Abidjan et qu’il s’appelait Joël Williams.

Ça m’a pris deux ans, pour savoir tout ce que je pouvais virtuellement savoir de lui. Mais, il nous en fallait plus ! Quelques mois plus tard, mon équipe et moi étions à Abidjan pour l’interviewer. Nous vous avions même fait un teaser à la hauteur de l’événement 😉

Joe Williams est le Fashion Model du Mois d’Avril

Chez Modernetchic, c’est notre crush à tous, mais avant découvrez pourquoi. Il n’est pas que beau et stylé, c’est aussi un business man hors pair, c’est Joe Williams quoi ! Et aujourd’hui, il se dévoile à nous…

Qui est Joël Williams? Parle nous de toi…

Joël Williams : The Ivorian Golden Boy !

Je suis Joël Williams, j’ai 30 ans et je suis ivoirien. Je suis expert marketing et visual artist. J’ai grandi entre la Côte-d’Ivoire, la Tunisie, le Ghana et la France.

Je me décris comme un entrepreneur devenu un personnage public malgré lui, je suis un artiste qui exerce son imagination dans la photo, le cinéma et dans la communication. Je suis titulaire d’un master d’école de commerce et d’un MBA spécialisé en management de luxe à Paris.

Ici à Abidjan, tu fais partie des personnes les plus suivies dans le milieu de la mode, comment expliques-tu cela ?

Durant mes années d’études, je me suis construit une image à travers mon style, mon univers et un certain charisme que mon entourage m’attribuait. J’ai évolué dans le milieu artistique, je suis né et j’ai grandi dedans. J’ai sans le vouloir, toujours été associé aux univers mode, stylisme, cinéma … Aujourd’hui ce sont des choses qui font de moi, la personne que je suis. Les gens me suivent pour cela, et j’adore ça !

Joël Williams : The Ivorian Golden Boy !

Comment es tu devenu toi ? Raconte nous ton parcours

Alors concernant mon parcours j’ai commencé à Clermont Ferrand, avec une première année en fac de droit, ce n’était pas vraiment ma voie. Je me suis donc réorienté en école de communication à Toulouse. J’étais plus à l’aise dans les univers publicité, communication, créa, etc.

Mon mémoire de fin d’études en Marketing de luxe, était basé sur les jeunes stylistes et leurs stratégies de positionnement. J’avais donc accès à de nombreux défilés avec mon école et les connaissances que j’avais… C’est comme ça que sans m’en rendre compte, je suis devenu un conseil en stratégie de communication mode. J’aidais mes amis qui débutaient dans le stylisme ou qui voulaient développer leurs marques.

Etant à Paris la ville de la mode, j’ai eu à travailler avec de nombreux designers tant en Afrique et qu’en Europe ; j’ai eu à les accompagner dans l’organisation de défilés à Paris, New York et même à Prague.

À la fin de mes études, j’ai décidé de rentrer en Côte d’Ivoire. J’ai créé MILC, mon agence de communication et voilà !

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Comment arrives tu à combiner toutes ces casquettes (modèle photo, mannequin, photographe, acteur, Directeur de publication  de ton propre magazine, Directeur de ta propre agence de communication, etc) ?

Je suis un passionné de communication, j’adore tout ce qui a trait au marketing. Mon boulot de base, c’est de concevoir des  campagnes pub et des stratégies. Il s’est fait que pour certaines campagnes, j’ai été également modèle photo. J’ai été emmené à être devant et derrière l’objectif. La plupart des campagnes auxquelles j’ai eu à participer en tant qu’acteur ou modèle, c’était parce que des gens m’ont sollicité pour le faire.

Je pense que c’est facile de combiner toutes ses passions, quand elles convergent vers un seul et même objectif.

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Parle nous de Milc Magazine. Comment en es tu arrivé là et pourquoi ?

Milc Magazine était un mon rêve d’étudiant. Lorsque je suis revenu en Côte d’Ivoire, j’ai remarqué qu’ici, il n’ y avait pas de magazine africain dans le même style que Vogue, Vanity Fair, L’officiel, etc. Je me suis dit que j’allais créer un magazine à l’africaine, qui soit l’équivalent de ces magazines là.

Joël Williams : The Ivorian Golden Boy !

Faire un magazine de ce type en Afrique, doit être difficile. Comment arrives-tu à le gérer comme un business à part entière sous nos cieux ?

Il ne faut pas voir le fait de faire un magazine de mode, comme un divertissement, parce qu’il y a énormément de travail autour. Il y a le côté publicitaire (pour les espaces pubs), le côté rédactionnel (c’est ce qui fait la force du contenu), le côté artistique (les photos et la direction artistique), le côté commercialisation, etc. Chaque volet est un métier à part entière, monter un magazine du genre n’est donc pas facile du tout. Le côté artistique est juste un petit volet et il ne faut pas s’y réduire.

C’est pour cela qu’une seule personne ne peut pas gérer un magazine, c’est un travail énorme et il faut savoir déléguer.

Quand on te regarde, on a pourtant l’impression que c’est hyper facile. Comment es-tu arrivé à t’imposer en Côte d’Ivoire, ton pays d’origine ?

Toute entreprise est difficile, même si on a des facilités. Il y a une chose que je dis toujours, tel tu te vends, tel on t’achète. Je ne dis pas d’être arrogant, mais il faut savoir se valoriser afin d’inspirer aux autres le respect qui vous est dû.

Ayant vécu à Paris, où l’univers de la mode est très difficile, j’ai compris que lorsqu’on n’a pas une certaine personnalité, on passe très vite inaperçu. Je suis quelqu’un qui aime sortir, frimer et faire de nouvelles rencontres, ça a été facile pour moi d’accéder à certaines choses. Tout cela a forgé ma personnalité. Faire pareil chez moi, n’a donc pas été très compliqué.

Aujourd’hui, je vends mon image en tant que modèle, acteur, public figure; tout ça fait partie de la communication.

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Rares sont ceux qui arrivent à vivre de leur passion pour la mode en Afrique francophone. Quel est ton secret ?

C’est vrai qu’ici en Côte d’Ivoire, on peut compter sur les doigts de la main les designers et autres acteurs qui arrivent à vivre pleinement de leur art et ça c’est vraiment malheureux. Certes, la passion est un élément important dans ce milieu, mais il faut surtout faire attention aux autres aspects du business.

C’est pour cela qu’une seule personne ne peut pas monter un business artistique, encore moins dans le milieu de la mode.  Pour réussir dans ce milieu, il faut une synergie de compétences. C’est cette synergie qui fait toute la différence, et qui fait que le business dure dans le temps avec des bases solides.

Dans le milieu de la mode, la passion seule ne suffit pas ! Cliquez pour tweeter

Il faut éviter de faire des choses, juste parce qu’on a envie de les faire. C’est vrai que lorsqu’on est passionné, on a tendance à aller plus loin dans les recherches, on le fait très bien. On fait attention aux détails et ce sont les détails qui font la particularité d’un professionnel. Cependant,

Ce n'est pas parce que tu as envie de faire quelque chose, qu'il faut le faire ! Cliquez pour tweeter

Quel regard portes-tu sur la mode africaine ?

La mode en Afrique a plein de potentiels, c’est une grande ressource économique. En France par exemple, tout ce qui est mode et luxe est très présent. Ce sont des entreprises et des groupes qui génèrent des millions et des millions d’euros par an. En Afrique, il y a cette possibilité de faire de la mode un business fructueux, si et seulement si les gens y croient.

Joël Williams : The Ivorian Golden Boy !

Si tu devrais donner des conseils à des jeunes qui ont envie de se lancer dans la mode, ce serait quoi ?

Si il ya quelque chose que je ne supporte pas c’est le travail mal fait, il ne faut pas faire des choses juste pour le faire. Il faut pouvoir faire quelque chose de bien et d’original. Une jeune marque, doit pouvoir se construire une identité et faire preuve de créativité. Il faut se donner les moyens de bien faire les choses.

Le parfait look moderne et chic masculin pour toi, c’est lequel ?

Le parfait look moderne et chic pour moi, c’est un jeans ajusté destroy, une chemise classique ajustée, une paire de Louboutins ou des sneakers et de supers accessoires.

Joël Williams : The Ivorian Golden Boy !

Parle nous donc de ton style, toi le méga fashion addict. Comment définirais tu ton style ?

Mon style, c’est moi. Je m’habille beaucoup sur coup de tête et par événement, je peux être très chic, décontracté ou très décalé, mon style est un mélange de destroy élégant. Je porte beaucoup de chemises basiques sans motifs. Ce qui fait la différence, ce sont les accessoires avec lesquels je les associe. Je trouve que les accessoires apportent de la personnalité à un look. Mes accessoires préférés sont mes bracelets et mes bagues de chez Chrome heart.

Joël Williams : The Ivorian Golden Boy !

Si tu devrais conseiller quelqu’un qui veut séduire une femme, en te basant sur ton expérience personnelle. Ce serait quoi ?

Ce serait d’être élégant, lorsque tu es élégant il y a des choses que tu ne te permettrais pas de faire. Être élégant t’oblige à être chic, à avoir une certaine retenue en société. Ce n’est pas forcément un style vestimentaire, c’est une attitude aussi. Cela te permet de te distinguer, par ta façon d’être et de faire.

Joël Williams : The Ivorian Golden Boy !

L’instant Kpakpato : Que penses-tu du style de notre Président de la République ?

Le Président Patrice TALON est un monsieur très classe. Il arrive à   être élégant dans la simplicité et ça, c’est très dur à faire. C’est extraordinaire de pouvoir faire quelque chose de simple, tout en étant élégant. En même temps, il porte des marques comme : Yves Saint Laurent, Dolce et Gabanna, etc. C’est un peu normal quoi !

Interviewer Joël Williams, était juste grandiose. C’est le genre de personne qui vous prouve que le succès, ne vous transforme pas forcément en gros snob. C’est un père de famille attentionné, un fashion addict hors pair et un business man hyper fun.

Lieux : Abidjan (MILC Magazine head quarters; Résidence Williams)

Photographe : Oronce H Photography

Cadreur : Jean Yves KACOU

Cover : Anselme A

Direction Artistique : Estelle Gloria

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