Nafasi, more than singers !

Nafasi, More than Singers !

En Swahili (l’une des langues officielles du Kenya), le mot “Nafasi” signifie : ESPACE ! L’espace, c’est l’univers magique qui concourt à l’épanouissement des étoiles. Certains appellent cet épanouissement : la chance !

La première fois que je les voyais, on passait leur clip à la télé : Don’t Play. C’était fun, coloré, teinté d’une certaine douceur. Elles, ce sont les Nafasi : deux étoiles montantes de la musique ivoirienne. Elles n’ont jamais rêvé être docteurs, avocates, comptables, etc. Depuis toutes petites, elles savaient ce qu’elles voulaient : CHANTER !

Voici nos Fashion Models du Mois de Novembre : le duo NAFASI…

Nafasi, More than Singers !

Qui êtes-vous ? Dites-nous tout !

Nous sommes Affouet et Ozoua, artistes et chanteuses ivoiriennes, plus connues sous le nom de NAFASI. Nous sommes nées à un an d’intervalle, au village Ki Yi M’bock où nous avons grandi ensemble.

Au début on pensait être des sœurs, mais c’est en grandissant que nous avons compris que chacune avait sa famille à elle. Nos mères étaient meilleures amies et étaient toutes deux, artistes. Nous suivons leurs traces.

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Affouet Yiart du groupe Nafasi, artiste chanteuse ivoirienne. À part la musique, je ne fais absolument que la musique. Avant de devenir chanteuses, on avait notre groupe de danse qui s’appelait « les mouleuses ». Donc ma passion, c’est l’art tout simplement.

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Moi c’est Ozoua Yilim du groupe Nafasi. Nous avons toutes deux fait l’école d’art Ki Yi, on a commencé avec la danse… On faisait des vidéos sur internet où on dansait; aujourd’hui nous chantons. À part la musique, c’est rien que la musique, c’est l’art.

Pourquoi le nom Nafasi ?

Affouet : En débutant notre carrière, on cherchait un nom qui nous porte chance, mais on ne voulait pas s’appeler “chance” tout court. On voulait quelque chose qui sonne féminin mais aussi joli et africain. Nous avons cherché à connaître le mot « chance » dans d’autres langues africaines. et on s’est mis d’accord pour que ce soit en swahili.

Ozoua : Nos mamans chantaient déjà à la base. Elles étaient toutes les deux, au village Ki Yi et elles chantaient beaucoup en swahili. « Nafasi », c’est notre façon de leur rendre hommage.

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Racontez-nous vos débuts dans la musique ?

Affouet : Nos débuts n’ont pas vraiment été compliqués. Étant danseuses, notre producteur actuel, Didi B de la Kiff No Beat, savait déjà qu’on chantait dans l’ombre. Il a promis nous aider lorsqu’on serait prêtes, avec tout le staff d’Africa Mindset.

Nous lui avons soumis une de nos chansons, dès que nous nous sommes senties prêtes. Il a écouté et validé, avec tout son staff. Dieu merci, nous avons beaucoup de personnes qui nous suivent : studio, vêtements, direction artistique, etc. Tout est vraiment bien calé. Ce sont nos devanciers, donc ils nous montrent le chemin.

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Quels sont vos objectifs à long terme ?

Affouet : Nafasi veut apporter sa pierre à l’édifice, faire des concerts. Notre objectif, c’est de travailler avec les grands en Afrique, mais aussi dans le monde. Nous voulons passer de bien, à excellentes.

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Vous avez un style assez culturel et expérimental, dans votre musique et dans vos tenues. Comment expliquez-vous cela ?

Ozoua : Effectivement ! Vu que nos parents étaient déjà artistes, à la base on avait cette pression-là de se démarquer, de ne pas faire comme les autres. C’est ce qu’on essaye de faire : mélanger le moderne, avec ce qu’on connaît déjà de notre  environnement.

Affouet : Pour nous, c’est une obligation. On ne veut pas juste se contenter de suivre la tendance et de faire comme d’autres artistes. L’originalité qu’on a reçu de nos parents, c’est ce que nous voulons offrir à notre public : notre culture.

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Affouet, quelles sont les artistes africaines qui t’inspirent ?

Déjà notre grande sœur Dobet Gnahoré mais aussi Josey, Angélique Kidjo… La liste n’est pas exhaustive.

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Ozoua, quels sont les artistes qui t’inspirent ?

Ozoua : J’écoute beaucoup Meiway, mais aussi pleins d’autres artistes. J’adore les chansons matures. Fally Ipupa, Salif Keita, Lokua Kanza, nous influencent beaucoup !

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Comment travaillez-vous, sur vos projets musicaux ?

Ozoua : Nous sortons des singles, dans le but de nous faire connaitre du public.  Cela fait un peu plus d’un an maintenant que nous chantons, que nous affinons notre style. Nous travaillons en arrière plan sur notre premier album…

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Comment percevez-vous votre impact sur la jeunesse, en dehors de la Côte d’Ivoire ?

Nous avons eu beaucoup de retours du Cameroun mais aussi lors de notre passage sur scène pour le concert de charité : Africa Keur dans votre pays, le Bénin. On nous dit souvent, que nos chansons passent dans des clubs de plusieurs autres pays.

Ça signifie beaucoup pour nous. Malgré cela, nous ne voulons pas brûler les étapes. On ne peut pas avoir commencé récemment et espérer être mondialement connues.

Quels pays avez-vous déjà visité ?

En tant qu’artistes, notre premier pays c’est le Bénin. C’est un honneur pour nous et on espère que cela nous ouvrira d’autres portes. Nous avons réellement apprécié le séjour. Les gens ont été très accueillants, ouverts, gentils avec nous et on voudrait y revenir encore.

Le Bénin c’est cool, les béninois aussi !

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Ozoua : J’ai également fait 08 mois au Ghana et j’ai aimé aller à la découverte du pays. N’empêche que la Côte d’Ivoire reste le pays qui m’aura le plus marquée : Abidjan est doux !

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Que préférez-vous dans le lifestyle ivoirien ?

En vrai on adore tout, tout, tout : le nouchi, le show, la nourriture, la manière de s’habiller. On aime véhiculer tout ça, à travers nos chansons et notre style. La joie de vivre à l’ivoirienne, c’est juste inexplicable !

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Quels sont vos plats préférés ?

Affouet : Eeh, le placali sauce graine avec escargot, poisson fumé. C’est un mets bété. Ozoua adore le foutou avec la sauce graine. La cuisine ivoirienne est très belle et diversifiée.

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Plat de Foufou accompagné de sauce graine

Comment se passent vos relations, depuis le début de votre parcours artistique ?

En amitié, on est un peu carrées. On est sympa avec tout le monde, mais sans plus. À nos débuts, peu croyaient en nous et beaucoup s’attendaient à notre chute.

Les vrais amis sont restés. On ne chasse personne en tout cas. Juste qu’avec les nouveaux, on fait plus attention. On se méfie. Nous sommes complémentaires et nous veillons l’une sur l’autre.

Ozoua : En amour, je suis très compliquée et maniaque. Je me mets beaucoup de barrières et ça fait fuir.

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Affouet : Je suis très sensible et j’avoue que refuser d’aimer ou d’être aimée par crainte d’être blessée, c’est trop facile. Mais tu ne sais plus qui vient réellement pour toi et ça fait peur.

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Êtes-vous d’accord avec cette conception selon laquelle, le monde du showbiz est méchant ?

Les gens sont ce qu’ils sont. À cause de notre image, on ne peut plus se permettre certaines choses, mais nous sommes restées fidèles à nous-mêmes. De l’extérieur, les gens nous jugent vite. On fait donc attention à là où, nous mettons les pieds.

Racontez-nous des situations, qui vous ont déjà fait pleurer…

Affouet : C’était à la sortie du clip de notre tout premier single, le jour de mon anniversaire, 25 Février. Je ne m’y attendais tellement pas. J’étais dehors ce soir-là, quand j’ai entendu la musique dans un restaurant pas loin.

Je ne réalisais pas encore, je me suis approchée et j’ai regardé l’écran. J’ai crié : « C’est nous, c’est nous ». C’était le plus beau cadeau de toute ma vie. J’étais trop touchée.

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Ozoua : Moi ça a été l’avis de mon papa. Le jour où je lui ai envoyé le son, il m’a juste dit que c’était bien. Mais quelques minutes après, ma tante m’a appelé. Elle m’a raconté que mon père pleurait à chaudes larmes, tellement il était content et fier de moi.

Ça m’a touchée au point où, je me suis mise à pleurer aussi. À ce moment, j’ai réalisé que j’étais sur la bonne voie.

Nafasi, more than singers !

Jusqu’ici, aucun coup dur ne nous a encore ébranlées. Lorsque vous avez vécu certaines situations dans votre vie, ce ne sont pas les petites critiques qui vont vous mettre à terre. On prend néanmoins en compte, tout apport pouvant nous faire évoluer dans notre carrière.

J’ai aimé interviewer les Nafasi. Elles m’ont rappelé l’importance de ne pas se limiter aux apparences. Elles sont vraiment reconnaissantes pour la chance qu’elles ont de pouvoir vivre leurs rêves, si jeunes.

Dans un monde où rien n’est sûr, ni le sourire d’un ami ni la promesse d’un collaborateur, rester égal à soi-même est primordial !

Nafasi, more than singers !

Antoine de Saint-Exupéry disait dans son ouvrage Le petit Prince : “Tout objectif sans plan, n’est qu’un souhait”. Travaillez et ne cessez jamais de croire en vos rêves !

 

Photographe : Darios TOSSOU

Covers : Anselme ANAGO

Vidéo : Médard VIANOU

Direction Artistique : Estelle Gloria, Morel AGUIAR, Fadil SANTOS

Rédaction : Morel AGUIAR

Questions : McSquad

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